 |
| Daniel OUATTARA, Coordonnateur National du PNRRC |
La signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) le 4 mars 2007 par les deux forces ex-belligérantes a permis la décrispation du climat politique et social de notre pays. En effet, cet Accord est une opportunité historique que notre pays doit saisir pour tourner définitivement cette page sombre de son histoire car il nous permet de nous remettre progressivement de cette longue période de crise.
En outre, les perspectives de retour à une paix durable qui se précisent, offrent par la même occasion un environnement propice aux initiatives en faveur des populations les plus affectées par la crise.
C’est donc conscients de cette impérieuse nécessité de construire la paix et la stabilité, de lutter contre le chômage, la pauvreté et de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire que les parties signataires de cet accord ont convenu de la création du Centre de Commandement Intégré (CCI) et du Programme National de Réinsertion et de Réhabilitation Communautaire (PNRRC) en lieu et place du Programme National de Désarmement, de Démobilisation, de Réinsertion et de Réhabilitation Communautaire (PNDDR/RC).
Le CCI a pour mission spécifique la gestion des questions militaires liées au désarmement et à la démobilisation des ex-combattants et des groupes d’autodéfense, tandis que le volet civil relatif à la mise en œuvre des activités de Réinsertion sociale, de Réintégration économique, et de Réhabilitation Communautaire est dévolu au PNRRC.
La réussite d’une telle mission exige que les populations cibles du Programme soient étroitement associées à tout le processus de mise en œuvre dans un cadre de concertation dynamique qui aura pour objectif de créer la confiance et de susciter une volonté d’appropriation de leur part.
Il s’agira avant tout de renforcer la capacité organisationnelle des associations communautaires de base en leur apportant l’assistance opérationnelle, de restaurer les capacités de production des populations ainsi que les infrastructures sociales de base (école, centre de santé, hydraulique villageoise, pistes rurales à travers des activités à haute intensité de main d’œuvre, etc.) mais aussi, de contribuer fortement à la restauration du capital social et de la cohésion sociale .
La mise en œuvre de toutes ces activités ou opérations doit bénéficier d’appui au plan national, de la part du Gouvernement ivoirien, mais aussi au plan international de la part des bailleurs de fonds, partenaires au développement, ou tout autre partenaire disposé à participer au programme de sortie crise, par la contribution à la reconstruction nationale et au renforcement de la cohésion sociale.
C’est pourquoi, je souhaite qu’ensemble, gouvernement, partenaires au développement, secteur privé, élus locaux, société civile, populations, nous puissions créer la synergie de nos actions pour une optimisation des ressources en faveur des bénéficiaires du Programme National de Réinsertion et de Réhabilitation Communautaire qui est l’un des instruments privilégiés d’un processus de sortie de crise réussi en Côte d’Ivoire.