
Le Chef du Bureau Régional du PNRRC de Bouaké, M. OUATTARA Issiaka et ses collaborateurs, ont entrepris depuis le 25 mai 2009 une série de visites sur les sites de réinsertion des ex-combattants démobilisés bénéficiaires du projet des 25 kits offerts récemment par l’ONUCI dans le cadre de son programme des 1000 microprojets.
Cette visite rentre dans le cadre du suivi et de la supervision des activités de réinsertion par le Bureau Régional de Bouaké dans cette zone. Le Chef du Bureau et son équipe ont pu toucher du doigt les réalités du terrain. Avec les bénéficiaires visiblement très heureux de cette visite, preuve qu’ils n’ont pas été oubliés par le PNRRC, ils ont échangés sur la conduite et la gestion de leurs activités, les difficultés rencontrées etc. Les ex-combattants démobilisés visités ont donc saisi l’occasion pour faire connaître leurs contraintes qui se résument à l’impossibilité pour certains de trouver un local approprié pour leur installation. Quant à ceux qui ont pu s’installer, ils disent tirer profit du renforcement de capacité dans leurs différents domaines et de la formation reçue en gestion simplifiée et commercialisation qui ont été dispensés par les cabinets mandatés à cet effet. L’un des bénéficiaires visités a même soutenu que son activité lui permet déjà de subvenir à ses besoins élémentaires. C’est un exemple qui aurait pu dissuader ceux parmi les bénéficiaires qui ont préféré revendre une partie ou la totalité de leurs kits dès leur réception pour satisfaire des besoins ponctuels. Déplorable situation qui ouvre le débat sur l’adhésion effective des bénéficiaires à ce programme et la pérennité de ces microprojets que les ex-combattants démobilisés appellent parfois ‘’projets djonan-djonan’’, entendez ‘’projets rapides’’. Aussi, sommes nous amenés à nous interroger sur la capacité de ces microprojets à permettre une véritable réinsertion des ex-combattants démobilisés et à faire d’eux des acteurs performants de développement. On en est à s’interroger également sur leur implication dans la constitution des kits qui leur sont destinés. La résolution de ces préoccupations garantirait des résultats à la hauteur de ce qu’attendent réellement les populations de ce processus à savoir la restauration de la paix et un développement durable.