Démarré officiellement le Vendredi 02 Mai 2008 avec 1000 ex-combattants, le processus de regroupement et de démobilisation des ex combattants des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) a repris le 09 septembre 2009 à Korhogo, après plus d’un an de suspension.
L’ancien circuit DDR débutait par le profilage et se terminait par la réinsertion des ex-combattants, en passant par l’étape du regroupement et celle de la démobilisation. Le nouveau mode opératoire tel que présenté le 7 septembre 2009 à l’Etat Major des FAFN à Bouaké, prévoit les étapes suivantes : une requête à l’Etat Major FAFN pour la mise à disposition du PNRRC des listes des ex-combattants, le traitement des listes par le PNRRC, la transmission des listes traitées au Centre de Commandement Intégré (CCI) et à l’Etat Major des FAFN, la production des cartes de démobilisés, la démobilisation, impliquant la remise des kits civils et des cartes de démobilisés. Ce nouveau mode opératoire se termine avec la confirmation des projets de vie des ex-combattants et la visite médicale. Après cette dernière étape, conformément au processus de réinsertion, intervient le montage des projets de vie et la mise en œuvre de ces projets.
Cette opération concerne environ 18 000 ex-combattants qui, depuis plus d’un an, attendent de retourner à la vie civile. Elle se déroulera à Katiola et Man à partir du jeudi 24 septembre 2009. Ce sera au tour de Bouaké le 21 septembre 2009. Les équipes du PNRRC et du CCI se déploieront également à Séguéla. Le PNRRC est chargé, rappelons-le, de la remise des cartes de démobilisés et des kits civils, de la confirmation des projets de vie et de la visite médicale et le CCI conduit quant à lui l’opération du désarmement.
Pour permettre une meilleure compréhension de la démobilisation et l’adhésion des ex-combattants à ce processus, le PNRRC a entrepris un certain nombre d’actions de communication et de sensibilisation qui vont se poursuivre avec les journées du démobilisé prévues à Bouaké dans la 3ème semaine d’octobre 2009.
Si cette opération ne constitue pas un problème pour les Forces Nouvelles, comme l’a indiqué le Chef d’Etat Major des FAFN, le Général Soumaïla Bakayoko, à Mankono lors d’une rencontre relative au processus DDR, la réinsertion quant à elle, souffre de quelques lenteurs que l’Etat ivoirien a intérêt à corriger pour garantir la réussite du processus de sortie de crise.